Petit format, grande circulation d’idées.
Du 25 au 31 mars 2026, La Fête du court métrage revient à Paris avec des projections, ateliers, rencontres et séances spéciales disséminés dans toute la ville. L’événement annonce près de 20 000 séances au total, et une programmation officielle 2026 composée de 32 programmes pour 139 films.
Le principe : faire sortir le cinéma de son piédestal
La force de La Fête du court métrage, c’est de ne pas se limiter aux salles traditionnelles. Cinémas, bibliothèques, médiathèques, centres culturels et lieux de proximité participent à la manifestation, avec une logique très simple : rendre le court visible partout, et à tous les publics.

Une programmation pensée par blocs, pas par hiérarchie
La programmation officielle 2026 est conçue comme un catalogue de parcours : films tous publics, jeune public, programmes thématiques et sélections transversales. Autrement dit, on ne vient pas seulement “voir un film”, on entre dans une manière de regarder.
Parmi les programmes repérés à Paris, on retrouve notamment :
“En haut de l’affiche”, accessible à partir de 12 ans et proposé en version accessible ; “Temps libre” à partir de 5 ans ; “Enfance : l’âge de la découverte” à partir de 10 ans ; “Mon jardin merveilleux” dès 3 ans ; “Le rire dans les années 60” à partir de 8 ans ; ainsi qu’une Carte blanche à la Région Île-de-France.
Le Carré de Baudouin, l’un des vrais points chauds à Paris
Dans le 20e arrondissement, le Carré de Baudouin accueille une semaine entière de projections, ateliers et rencontres, du 25 au 31 mars 2026, avec une ouverture quotidienne de 11h à 18h, en entrée libre dans la limite des places disponibles. C’est clairement l’un des lieux à surveiller si l’on veut vivre la fête comme un mini-festival dans le festival.
Sur place, la programmation mélange séances publiques et rendez-vous autour de la fabrication des images. Le site officiel mentionne aussi des tables rondes, ateliers et masterclasses organisés toute la semaine, dont un atelier intitulé “De l’écrit à l’écran”.
D’autres spots parisiens à garder en tête
Le FIAP Paris dans le 14e propose des projections du 25 au 27 mars à 19h30, gratuitement mais sur réservation. Petit détail assez malin : la programmation y est volontairement gardée secrète jusqu’au jour des projections, histoire de miser sur la surprise plutôt que sur le menu déroulant culturel.
Dans le 6e, la Bibliothèque André Malraux organise aussi des séances gratuites les 27 et 28 mars, avec deux axes de programmation : un programme jeune public (3–5 ans) le 27 mars et un programme 12 ans et plus le 28 mars, projetés en continu de 16h à 18h.
Ce que raconte vraiment cette programmation
Ce qui est intéressant ici, ce n’est pas seulement la quantité. C’est la variété des formes et des usages. La Fête du court métrage met sur le même plan :
des films pour enfants, des programmes patrimoniaux, des sélections plus contemporaines, des projections accessibles, des ateliers de transmission et des moments de discussion.
En clair : le court métrage n’est pas traité comme un petit frère du long. Il devient un format autonome, mobile, pédagogique, expérimental — parfois plus vif, plus drôle et plus libre que bien des films “importants”.
Pourquoi il faut y aller
Parce qu’on peut y entrer sans protocole.
Voir un programme jeune public à 11h30, tomber sur une sélection plus frontale l’après-midi, puis finir sur une séance surprise en soirée. C’est sans doute l’un des rares événements où la cinéphilie se promène encore sans costume trois pièces.
La Fête du court métrage à Paris, ce n’est pas juste une série de projections : c’est une cartographie temporaire du cinéma court, éparpillée dans la ville. Et dans cette dispersion, il y a quelque chose d’assez beau : le cinéma redevient proche, léger, presque quotidien.
Pas besoin d’attendre trois heures pour être bouleversé.
Le programme à Paris :